L’ouverture des données immobilières a un impact direct sur le marché immobilier en offrant une meilleure transparence sur les transactions et une possibilité de mieux connaître les différents tarifs d’une ville.

Et depuis le 24 avril 2019, l’État, qui possédait une vaste database de transactions immobilières grâce aux informations recueillies par le fisc, vient de la rendre publique et accessible à tous, particuliers comme professionnels.

Quels sont les avantages de cette ouverture pour les proptech ? Quelle incidence sur leur relation avec la clientèle ?

À propos des proptech

Avant de considérer les conséquences et les atouts de l’open data immobilière pour les proptech, rappelons rapidement ce que cela englobe.

Contraction entre « property » et « technology », ces startups utilisent les nouvelles technologies pour améliorer ou réinventer les services que l’industrie immobilière classique propose.

Cela touche aussi bien la location, la vente, la transaction, la construction ou encore la gestion des actifs.

L’objectif des proptech est de répondre dans des délais très courts voire et en temps réel aux besoins et attentes des clients, lesquels ont également évolué avec l’arrivée d’Internet et des nouvelles technologies (réseaux sociaux, applications, etc.).

Et avec l’open data immobilières, les codes semblent définitivement changer.

Une petite révolution en cours.

L’ouverture de la base de données du fisc

Depuis le mercredi 24 avril 2019, l’État a rendu publique sa vaste base de données immobilières qu’elle possédait grâce à l’administration fiscale.

Cette ouverture des données illustre parfaitement le besoin de transparence et va participer à aider les différents acteurs du processus immobilier à évaluer le prix juste d’un bien à partir de renseignements précis.

La liste des critères est loin d’être exhaustive et avec l’avancée des nouvelles technologies, il est fort à parier qu’elle va davantage s’étoffer.

On peut d’ores et déjà affiner sa décision d’achat en prenant en comptes des données telles que :

  • La localisation du bien
  • La nature du bien immobilier
  • Le prix brut
  • La proximité des services, des commerces, des écoles, des hôpitaux, etc.
  • La qualité de l’air ambiant
  • Les éventuelles nuisances sonores
  • Etc.

Avec de telles informations, prendre une décision pour louer ou acheter un bien semble plus facile.

Le client comme le professionnel immobile sont de plus en plus informés et disposent des meilleures informations (et les plus récentes) à tout instant.

Quelles conséquences de l'ouverture de la base de données du fisc

Bien sûr, les proptechs n’ont pas attendu que l’État ouvre ses data foncières au public pour travailler avec ses dernières.

Pour rester compétitives et proposer un service toujours plus performant et précis, la plupart ont créé leur propre logiciel intégrant une data base immobilière et les critères de décisions habituels (localisation du bien, nature du bien, tarifs, etc.).

C’est le cas de Bon de Visite qui a commencé à introduire ce genre de données dès 2014 afin d’offrir un véritable comparatif des transactions.

Certains ont même ajouté une carte interactive pour connaître en temps réel l’évolution du prix du marché.

Cette « libération » des données immobilières du fisc s’ajoute aux multiples sources de données avec lesquelles travaillent les proptechs : réseaux d’agences immobilières, chiffres de référence des notaires et de l’INSEE.

Appelée DVF (Demande de Valeur Foncière), cette base de données est accessible sur le site data.gouv.fr et permet d’avoir accès aux informations pratiques déclarées dans le cadre d’une mutation dans une zone précise au cours de 5 dernières années.

Le DVF est une avancée par rapport au service PATRIM existant qui proposait aux particuliers et aux professionnels une aide pour évaluer un bien immobilier.

Une crainte à venir ?

Dans le milieu immobilier, chaque professionnel défend ses propres données.

Le professionnel aguerri qui effectue un vrai travail d’expertise n’a rien à craindre de cette avalanche de données foncières.

Le fait que l’information devienne plus accessible démontre :

  • Une volonté de transparence
  • Un vœu de fluidifier le processus de vente immobilière.

Gagner en confiance

L’ouverture de la base DVF est une étape qui était déjà très attendue chez les proptech.

Grâce à cela, chaque startup va pouvoir communiquer de manière totalement transparente et de façon fluide avec ses clients.

À moyen et à long terme, c’est un gain de temps et surtout de confiance qui va s’installer afin de rendre le processus immobilier plus vertueux.

Concrètement, chaque proptech va approfondir l’évaluation de ses biens immobiliers, surtout hors zone urbaine et donner ainsi un juste prix de vente pour une adresse précise partout en France.

Néanmoins, il faut garder à l’esprit que l’open data immobilière doit rester un complément, un outil qui vient s’associer à d’autres ressources.

L’estimation d’un bien immobilier n’est pas une science exacte.

C’est pourquoi il faudra toujours le concours d’un expert comme un agent immobilier pour apporter et enrichir l’expérience avec sa connaissance du terrain et son expertise affinée.

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